Ostéopathie : une approche holistique pour une grossesse sans douleur

Le saviez-vous, les douleurs lombaires associées à l’évolution d’une grossesse concernent potentiellement 24 à 90% des femmes enceintes (1)

Du simple inconfort au handicap incapacitant, les douleurs pelviennes postérieures et celles qui touchent le bas du dos ont découragé plus d’une femme.

Pourtant, cela n’a rien d’une fatalité. Au-delà de la médication antalgique dont l’usage ne fait pas l’unanimité, il existe des moyens naturels de préparer le corps à l’adaptation et la résilience. 

Découvrez dans les lignes qui suivent, les chemins de traverse de l’ostéopathie qui permettent de contrer ce scénario inconfortable de la grossesse.  

Ces muscles et ligaments qui font mal pendant la grossesse

Même si par convention il est couramment admis que 40 à 50% des femmes enceintes sont véritablement touchées, cela demeure l’un des aspects les plus redoutés de cette aventure. C’est notamment l’une des principales raisons de  la montée en force des formations en ostéopathie pédiatrique et gynécologique.  

Lors de l’évolution normale d’une gestation, les ligaments du corps s’assouplissent en règle générale pour préparer l’accouchement. Toutefois lors de cet assouplissement, l’expansion de l’utérus accroît la pression au niveau de la sangle abdominale. 

Une pression qui touche aussi bien les organes que les autres tissus mous qui soutiennent le pelvis. C’est essentiellement de là que proviennent les douleurs présentées ici. Il existe principalement deux types de douleurs : la douleur pelvienne postérieure et la douleur du bas du dos. 

Cela dit, ces phénomènes sont couramment observés chez les femmes enceintes. Leur survenue n’est donc pas automatiquement caractéristique d’un problème grave.

Douleur pelvienne postérieure

Aussi connue sous le nom de douleur de la ceinture pelvienne, elle survient lorsque la croissance de l’utérus déstabilise les muscles et les ligaments du bassin. C’est un événement qui concerne 48 à 71 % des femmes enceintes (2). Parmi ses modes de manifestation, on peut citer : 

  • douleur irradiant dans le dos, le bas-ventre, l’aine, le périnée, la cuisse et la jambe ;
  • douleur lors d’un mouvement ; 
  • douleur en montant les escaliers, en se levant d’une chaise ou en se penchant en avant ;
  • douleur pendant les rapports sexuels.

Parmi les techniques naturelles de prise en charge ou de prévention de ce type de scénario, l’ostéopathie propose une approche holistique alternative à la médication antalgique. Grâce à différents exercices de renforcement, les praticiens peuvent cibler les différents groupes musculo-squelettiques concernés. 

Le but de la manœuvre est une optimisation continue de la condition physique permettant de réduire l’inconfort et d’écarter le scénario de douleur incapacitante. 

Douleur du bas du dos

Celle-ci survient généralement lorsque la croissance de l’utérus finit par soumettre à une pression trop importante, les ligaments qui le fixent au bassin. Ce sont les ligaments ronds qui se trouvent de part et d’autre de l’utérus. 

La plupart du temps, la douleur se manifeste par des occurrences soudaines. Son intensité peut aller jusqu’à être très vive et lancinante voire provoquer une sensation de tiraillement. Cela peut se produire lorsque la femme enceinte change de position au repos ou durant certains mouvements physiques comme la montée d’escaliers. 

L’association de l’ostéopathie aux soins conventionnels apportés à la femme enceinte favorise l’homéostasie nécessaire à une bonne qualité de vie tout au long de la grossesse. Cette médecine douce joue un rôle significatif dans la préparation du corps au stress de l’accouchement. 

En somme, l’ostéopathie contribue à minimiser les causes somatiques de ces douleurs ainsi que les changements hémodynamiques de l’organisme. Grâce à cela, la durée de l’accouchement ainsi que les risques de complications peuvent être réduits. 

Sources: 
  1. Gutke A, Ostgaard HC, Oberg B. Association between muscle function and low back pain in relation to pregnancy. J Rehabil Med. 2008 Apr;40(4):304-11. doi: 10.2340/16501977-0170. PMID: 18382827.
  2. Pregnancy-related symphysis pubis dysfunction management and postpartum rehabilitation: two case reports /  Auteur :  Emily R. Howell,

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